Patrimoine remarquable

Patrimoine remarquable

La Crypte de Saint-Namphaise à Caniac du Causse

La légende raconte que Namphaise fut officier de Charlemagne. Après avoir vécu les épreuves difficiles de la guerre, il aurait choisi de vivre reclus au cœur des causses. Après avoir fondé un premier monastère à Marcilhac-sur-Célé, dans le Lot, il choisit le cœur des causses du Quercy pour continuer sa quête de spiritualité. Pour apporter son aide à la vie paysanne, il creusa de nombreux lacs pour que les troupeaux puissent avoir de l’eau sur les causses secs et arides. Creusés à même la roche, on compte aujourd’hui plusieurs centaines de points d’eau, devenus réserves de biodiversité. Selon la légende, Namphaise fut tué par un taureau furieux, et ses reliques reposent aujourd’hui dans la crypte de l’église de Caniac-du-Causse.

© Christian Lauzin

Soulomès et la commanderie des Templiers

Un village au riche passé

C’est à Soulomès, petit village que l’on traverse sans y prendre garde, qu’il faut prendre le temps de s’arrêter. C’est en 1160 qu’une commanderie de Templiers fut établie, dont il reste l’église Sainte-Marie Madeleine et la commanderie accolée à l’église. Fortement remanié au cours des siècles, on note encore aujourd’hui une architecture médiévale marquée et fait de Soulomès un village de caractère.

C’est également sur cette place qu’une nécropole datant du IXe siècle a été retrouvée, mettant au jour des sarcophages en pierre. L’un d’entre eux est toujours exposé dans l’église Sainte-Marie Madeleine.

Vous pourrez profiter depuis l’extérieur de la place de très beaux points de vue sur les deux moulins du village.

Des décors peints remarquables

L’église de Soulomès est toujours ouverte au visiteur permettant ainsi aux curieux de découvrir ses décors peints. C’est au niveau du chœur de l’église et sur les voûtes de la nef que le regard se laisse surprendre par les représentation aux couleurs vives de scènes bibliques. L’ensemble fut réalisé au début du 16è siècle et reste un exemple remarquable de décor peint Quercynois au niveau Départemental.

Éléments naturels

Ici, les Hommes ont tissé des liens très étroits avec la pierre calcaire, que vous allez beaucoup rencontrer sur notre territoire. C’est avec ces éléments naturels que la main de l’Homme a façonné le paysage depuis des millénaires et organisé son quotidien.

Les paysages des Causses du Quercy sont le fruit des pratiques agricoles qui ont évolué avec le temps. Avant le XIXème siècle, les murets et constructions de pierre sèche existaient déjà, bien que la pierre n’était pas systématiquement utilisée. Au XIXème siècle, le partage des terrains communaux, suite à la conquête paysanne du sol vers la fin de la Guerre de cent ans, a morcelé la campagne en parcelles, encore visibles aujourd’hui, avec une extension de la culture de la vigne. A partir des années 1880, un phénomène de dépopulation s’installe, la maladie de la vigne apparait, donnant un coup d’arrêt aux constructions de murets.

Aujourd’hui, les habitants du Lot ont parfaitement conscience de l’importance de préserver ces vestiges de leur histoire. D’ailleurs, de nombreux chantiers de restauration ont lieu tous les ans, dans l’objectif de préserver la mémoire des paysages.

Vous pouvez retrouver sur les chemins plusieurs types de constructions :

  • Les cayrous et murets

Un cayrou est un amas d’épierrage et le vestige de travaux agricoles anciens. Ils sont souvent visibles dans les anciennes vignes en friche dans la vallée du Lot.

Le muret entoure les parcelles et borde les chemins, son rôle est de délimiter. Sa hauteur est variable, elle peut aller de 70cm à 2,20m. Des pierres traversières structurent à intervalles réguliers les parements du muret et les relient. Cette construction est assez technique, d’autant plus qu’il y a rarement des fondations.

  • Les cabanes

La gariote est un abri simple pour une, deux ou trois personnes. Elle peut être incorporée à un pierrier ou indépendante. Elle est plus petite que la caselle. C’est un mot qui est surtout utilisé autour de Cahors.

La caselle, quant à elle, pouvait remplir de multiples fonctions. On la trouve particulièrement sur le causse de Gramat, elle pouvait abriter des denrées agricoles ou alimentaires mais aussi servir d’abri aux animaux (poulailler, écurie, étable…) ou aux humains (habitation temporaire, chambre à coucher…)

  • Les dolmens et l’art préhistorique

Vers -3000 avant J-C, l’habitude d’enterrer les morts de manière collective s’étend jusqu’aux causses du Quercy, c’est pour cela que l’on rencontre de nombreux dolmens dans le Lot. Leur architecture est assez complexe, elle est constituée d’un caveau central entouré de deux dalles verticales parallèles, couvertes par une dalle horizontale et parfois une dalle de fermeture. Les menhirs étaient aussi érigés, à la même époque.

  • Les constructions en pierre maçonnée

Ne relevant pas des constructions en pierre sèche, ces bâtiments peuvent être des abris pour monture ou des bœufs, des grangettes pour remiser des outils de culture du vigneron. La maison quercynoise présente un caractère marqué, alliant esthétique et utilisation réfléchie des matériaux locaux, pour s’adapter aux caractéristiques du climat. Elégance et praticité, voici les maîtres mots du bâtisseur quercynois !

Chaque partie du Lot présente des particularités de constructions, les toits des caselles sont différents et leur forme peut être carré ou ronde. Parcourez le Parc Naturel Régional des Causses du Quercy et repérez les caractéristiques de chacune…

La pierre n’était pas le seul matériau utilisé par les Hommes, on trouvait aussi du bois. Remarquez les entrées des enclos en pierre sèche, elles sont délimitées par une « clède ». C’est un portail en bois, généralement en chêne ou en genévrier, qui présente un système d’ouverture original. Vous pourrez en rencontrer sur nos sentiers de randonnée, pensez à bien les refermer pour éviter la fuite des troupeaux !