Au cœur des Causses

Au cœur du Parc naturel Régional des causses du Quercy

Bienvenue au cœur d’un territoire labellisé Parc naturel régional ! Plateaux calcaires où s’entremêlent les constructions en pierre sèche, les forêts de chênes, les brebis caussenardes et les curiosités géologiques, vous êtes au cœur des causses du Quercy !

Créé le 1er octobre 1999, le Parc Naturel Régional des causses du Quercy fait partie des 48 Parcs naturels régionaux de France. Il couvre un territoire de 180 000ha, s’étend intégralement dans le département du Lot et regroupe 102 communes.

Qu’est-ce qu’un Parc naturel régional ?

Un Parc naturel régional (PNR) est un territoire rural d’exception, disposant d’un patrimoine naturel, culturel et paysager remarquable mais fragile et menacé. Contrairement aux Parcs Nationaux, c’est un territoire habité, qui possède des objectifs de développement économique et social. La préservation et la valorisation de ses patrimoines fait partie intégrante des actions menées au sein d’un PNR.  L’innovation et la sensibilisation des publics aux questions du développement durable est aussi un des axes majeurs des missions du PNR.

Le saviez-vous ?

Le logo du PNR des causses du Quercy s’inspire de la main dessinée sur les parois de la grotte de Pech Merle, à Cabrerets. Cette grotte témoigne de la présence de l’homme sur ce territoire depuis très longtemps. Sa symbolique est multiple : à la fois signe de fraternité et de solidarité mais aussi marque de protection ou encore signe du travail humain… L’étoile est le marqueur commun entre tous les Parcs naturels régionaux.

Labellisé Géoparc Mondial Unesco, le territoire du Parc recèle des lieux où la géologie nous a permis de comprendre et de découvrir un passé datant de plusieurs millions d’années. L’action incessante de l’eau sur la roche calcaire a fait naitre des falaises, des gouffres et des grottes. Avec ce label, le PNR rejoint les territoires dans le monde qui présentent un patrimoine géologique remarquable et qui nous permet de retracer l’histoire des 30 millions années qui viennent de s’écouler. Grottes, phosphatières, etc sont autant d’indices qui racontent l’histoire de la vie et de l’humanité.

Ici, le meilleur moyen de découvrir ces lieux préservés, c’est à pied ! De nombreuses randonnées vous permettent de découvrir les constructions en pierres sèches, les lacs de Saint-Namphaise, les lézards ocellés et les troupeaux de caussenardes.

Il est possible de découvrir plusieurs des 140 Géosites recensés sur les causses du Quercy (sites remarquables d’observation des phénomènes géologiques), en visites guidées ou en toute autonomie, à travers de nombreuses balades et randonnées, notamment la forêt de la Braunhie, espace naturel sensible, qui recèle des petits trésors géologiques, naturels et bâtis.

La forêt de la Braunhie

Au cœur du Lot, cette forêt fait l’objet de nombreuses légendes et ravit ceux qui l’empruntent. Il vous faudra prononcer son nom comme les lotois du coin, en occitan d’ici on l’appelle la « Brôgne ».

Ses centaines d’hectares ont été classés comme Espace Naturel Sensible (ENS) par le Département car ils cachent une grande diversité écologique, que le promeneur chanceux se doit de respecter. Le patrimoine géologique est aussi très présent : les igues, ces cavernes verticales, foisonnent dans la forêt et sont le terrain de jeu des spéléologues chevronnés. De nombreux dolmens, grottes et abris sont autant de trésors à découvrir en parcourant cette forêt. Deux sentiers de découverte sont accessibles : le circuit de Planagrèze et le circuit des Fonds de la Brauhnie.

Le long des chemins bordés de murets en pierres sèches, vous pourrez ressentir les légendes associées à cette forêt. La plus célèbre concerne les « lacs de Saint-Namphaise ». Namphaise était un ancien officier de Charlemagne, il aurait été touché par la foi et, abandonnant la guerre et ses épreuves, il s’est réfugié dans la forêt de la Brauhnie pour y vivre une vie d’ermite. Afin de faciliter la vie des bergers des environs, il s’est employé à creuser les rochers calcaires pour créer une réserve d’eau de pluie, que la roche « n’avalait » pas. Ce sont là que les bergers faisaient boire leur troupeau. On raconte qu’il fut tué par un taureau venu s’abreuver alors qu’il était en train de creuser.

Beaucoup moins utilisés par les bergers d’aujourd’hui, ces lacs restent cependant essentiels pour la faune sauvage. Ils abritent énormément de batraciens et d’insectes, qui viennent s’y reproduire. Peut-être aurez-vous la chance d’y apercevoir un habitant de la forêt ?